La lutte contre la corruption doit être renforcée pour restaurer la confiance des citoyens dans les institutions publiques. C’est le message porté mardi par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, à l’occasion du 22e anniversaire de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), célébré à l’hôtel Karibe, à Pétion-Ville.

    Placée sous le thème « ULCC, vingt-deux ans d’engagement au service de l’intégrité publique : bilan, héritage et perspectives », la cérémonie a rassemblé plusieurs représentants de l’État, des membres du gouvernement, des diplomates, des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants de la société civile et de la presse. L’occasion a notamment permis à la directrice générale de l’ULCC, Goethie Varnelle Morency, de présenter le plan triennal de l’institution. Ce document doit servir de feuille de route pour renforcer la gouvernance interne de l’ULCC, améliorer ses capacités opérationnelles et consolider ses mécanismes d’investigation. La prévention de la corruption et la coopération avec les différents partenaires figurent également parmi les priorités retenues.

    Intervenant lors de la cérémonie, le Premier ministre a insisté sur l’importance de l’ULCC dans la consolidation de l’État de droit et dans la restauration de la confiance de la population envers les institutions. Pour Alix Didier Fils-Aimé, la corruption ne constitue pas seulement une mauvaise pratique administrative. Elle représente une menace directe pour l’intérêt national et la souveraineté populaire. « Chaque gourde détournée est une promesse trahie », a déclaré le chef du gouvernement, appelant ainsi à une gestion plus rigoureuse des ressources publiques.

    Le Premier ministre a par ailleurs réaffirmé la volonté de son gouvernement de soutenir l’ULCC dans l’accomplissement de sa mission. L’exécutif entend notamment favoriser une meilleure gestion des fonds publics et renforcer les mécanismes destinés à promouvoir l’intégrité au sein de l’administration. Après 22 années d’existence, l’ULCC entend ainsi poursuivre ses efforts dans un contexte où la question de la transparence et de la reddition de comptes demeure au cœur des préoccupations liées à la gouvernance publique en Haïti.

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