Le gouvernement haïtien veut donner un nouveau souffle au système fiscal. À l’ouverture de l’exercice 2026-2027, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a officiellement lancé, ce jeudi 1er octobre, le nouveau Code fiscal haïtien, présenté comme un outil destiné à réorganiser et moderniser le cadre régissant les obligations fiscales dans le pays.
Cette réforme intervient dans un contexte marqué par la nécessité pour l’État d’améliorer la mobilisation des recettes et de renforcer la gestion des finances publiques. Le nouveau texte vise notamment à regrouper et harmoniser des dispositions fiscales qui, au fil des années, se sont accumulées dans différents textes législatifs et réglementaires.
Lors de la cérémonie de lancement, le chef du gouvernement a défendu l’instauration d’un système fiscal davantage fondé sur la clarté, la prévisibilité et la transparence. Selon lui, une meilleure organisation du cadre fiscal doit également contribuer à instaurer un rapport plus équilibré entre l’administration et les contribuables, tout en favorisant l’activité économique et l’investissement.
Alix Didier Fils-Aimé a également demandé à la Direction générale des impôts (DGI) de garantir une application uniforme des nouvelles dispositions. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les compétences des agents, de poursuivre la transformation numérique de l’administration fiscale et d’améliorer l’accueil et les services destinés aux contribuables.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Serge Gabriel Collin, a, de son côté, mis l’accent sur les enjeux liés au renforcement des capacités de l’État. Il a présenté la réforme fiscale comme un levier devant permettre d’améliorer la gestion des ressources publiques et de consolider le fonctionnement de l’administration financière.
L’Union européenne entend également accompagner le processus. Prenant la parole lors de la cérémonie, son ambassadrice en Haïti, Hélène Ross, a réaffirmé l’engagement des partenaires internationaux à soutenir les réformes engagées dans les domaines de l’administration publique et des finances de l’État.
Pour le directeur général de la DGI, Chesnel François, la réussite de cette réforme dépendra notamment de la capacité de l’institution à assurer une bonne appropriation du nouveau dispositif par ses agents et à garantir son application sur l’ensemble du territoire.
Avec l’entrée en vigueur de ce nouveau Code fiscal, les autorités annoncent vouloir engager une nouvelle phase dans la transformation de l’administration fiscale. L’objectif affiché est de disposer d’un système plus structuré et plus transparent, tout en renforçant les capacités de l’État à mobiliser les ressources nécessaires au financement des politiques publiques.
