La Banque de la République d’Haïti (BRH) durcit sa position face à la multiplication des cyberattaques visant le système financier. Dans un avis publié le 19 octobre 2026, la banque centrale interdit formellement aux institutions financières de négocier avec les cybercriminels ou de leur verser des rançons en échange de la restitution de données ou du rétablissement de leurs systèmes informatiques.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par la recrudescence des attaques informatiques, qui représentent une menace croissante pour la sécurité des données, la continuité des services financiers et la stabilité du secteur bancaire.
Selon la BRH, les cyberattaques ont considérablement augmenté au cours des cinq dernières années, tant à l’échelle mondiale que régionale. Haïti n’échappe pas à cette tendance, son système financier figurant parmi les cibles des pirates informatiques.
Face à ces risques, la banque centrale affirme avoir intensifié, depuis 2023, ses initiatives en matière de cybersécurité. Celles-ci comprennent notamment des activités de formation du personnel et des campagnes de sensibilisation destinées à renforcer la prévention et la maîtrise des risques numériques.
Dans son avis, la BRH adopte une position sans équivoque : les institutions financières ne doivent ni négocier avec les auteurs de cyberattaques ni leur verser de rançons. Le paiement de ces sommes ne garantit pas la récupération des données compromises ni le rétablissement des systèmes affectés. Il risque également d’encourager les cybercriminels à poursuivre leurs activités et à multiplier leurs attaques.
À travers cette mesure, la banque centrale entend renforcer la vigilance des acteurs du secteur financier et prévenir les risques susceptibles de compromettre la sécurité des opérations bancaires, la confidentialité des informations et la confiance des clients.
