Les opérations de la Force de sécurité internationale (GSF) se poursuivent à Tabarre, dans un contexte marqué par la présence persistante de groupes armés et les difficultés rencontrées par les autorités pour rétablir durablement la sécurité dans certains secteurs. Une nouvelle intervention menée dans la commune a notamment permis de retirer plusieurs barricades et d’investir des zones considérées comme sensibles.
Les forces engagées dans l’opération sont intervenues dans des passages étroits ainsi qu’à proximité de bâtiments abandonnés. Ces endroits sont identifiés comme pouvant servir de refuges ou de points d’appui à des groupes armés. Le retrait des barricades vise également à dégager des axes susceptibles d’être utilisés pour les déplacements des habitants et des forces de sécurité.
Aucune information officielle n’a toutefois été communiquée sur le bilan de cette intervention. Les autorités n’ont pas précisé si l’opération avait conduit à des arrestations, à la saisie d’armes ou de matériels appartenant à des groupes armés. Cette absence de bilan ne permet donc pas, à ce stade, d’évaluer précisément les résultats immédiats de l’intervention.
L’opération prend place dans une stratégie plus large de présence de la GSF à Tabarre. Dans son premier rapport annuel, la Force fait état de patrouilles régulières dans la commune, du démantèlement de certaines positions occupées par des groupes armés et du retrait de plusieurs barricades. Selon ce document, ces interventions auraient contribué à réduire la capacité de certains groupes à contrôler des axes routiers et à imposer des taxes illégales à la population.
Tabarre figure ainsi parmi les zones où la GSF cherche à maintenir une présence opérationnelle. La Force intervient également dans d’autres secteurs du département de l’Ouest et dans l’Artibonite, avec pour objectif de réduire les capacités opérationnelles et l’emprise territoriale des groupes armés, en soutien aux forces de sécurité haïtiennes.
Mais les capacités de la GSF restent encore inférieures à l’effectif prévu par son mandat. La Force peut compter, à terme, jusqu’à 5 500 personnels. Au 29 septembre 2026, environ 1 500 avaient été déployés, selon les informations communiquées au Conseil de sécurité des Nations unies.
Le Conseil de sécurité a par ailleurs prolongé le mandat de la GSF jusqu’au 31 mars 2027. Cette prolongation intervient dans une période où la Force cherche encore à accroître progressivement sa présence sur le terrain.
À Tabarre, l’enjeu ne se limite donc pas au retrait ponctuel des barricades. La capacité à conserver les axes dégagés, empêcher leur réoccupation et permettre aux forces haïtiennes de maintenir durablement leur contrôle constituera un indicateur important de l’efficacité de ces opérations.
