Haïti a placé le financement de la résilience climatique et du développement économique au cœur d’une rencontre consacrée aux priorités de la Caraïbe, organisée en marge de la 81e Assemblée générale des Nations Unies.
La rencontre, organisée par le ministère des Affaires étrangères et des Cultes et le ministère de l’Environnement, avec l’appui de la Mission permanente d’Haïti auprès de l’ONU et du Consulat général d’Haïti à New York, a bénéficié du co-parrainage d’Antigua-et-Barbuda, du Belize et du Secrétariat de la CARICOM.
Prenant la parole, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a défendu une approche intégrant les enjeux environnementaux et économiques. « Nous ne pouvons plus séparer l’environnement, la résilience et la croissance », a-t-il déclaré, appelant à « financer notre transformation ».
La ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, a insisté sur la nécessité pour les États caribéens de coordonner leurs positions afin de mieux porter leurs priorités auprès des partenaires internationaux.
De son côté, le ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé, a appelé à traduire les stratégies régionales en investissements et en résultats. Il a notamment évoqué la mutualisation des capacités, la coordination des financements et la mise en œuvre de projets à dimension régionale.
Les discussions ont également porté sur l’Agenda d’Antigua-et-Barbuda pour les petits États insulaires en développement (ABAS 2024-2034). L’Honorable Michael Joseph en a présenté les principales orientations. Le Dr Kenrick Williams, du Belize, a pour sa part souligné l’importance de renforcer les projets collectifs entre les pays de la région.
La question de l’accès aux financements climatiques a également occupé une place importante dans les échanges. Kristin Lang, directrice pour l’Amérique latine et les Caraïbes au Fonds vert pour le climat, a participé aux discussions consacrées à la transformation des priorités régionales en investissements.
Le Premier ministre de Saint-Kitts-et-Nevis, l’ambassadrice de Suède auprès des Nations Unies, des représentants de l’OEA, ainsi que plusieurs diplomates et partenaires au développement ont également pris part à la rencontre.
À travers cette initiative, les autorités haïtiennes souhaitent renforcer la coordination entre les pays de la Caraïbe et favoriser la mobilisation de ressources destinées à des projets capables de soutenir la résilience climatique, le développement économique et l’amélioration des conditions de vie des populations.
