La gestion des déchets, la reforestation et l’insertion professionnelle des jeunes figurent parmi les axes d’une nouvelle initiative de coopération entre Haïti et l’Organisation des États américains (OEA). Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé s’est entretenu avec Mark Lambrides, directeur du Département du développement durable de l’organisation, autour du projet « Territoires propres, sûrs et résilients », destiné à intervenir dans cinq départements du pays.
Le programme prévoit notamment la formation d’au moins 2 000 jeunes leaders. Ces derniers devront contribuer à la promotion de la responsabilité environnementale, de l’engagement citoyen et de la cohésion sociale dans leurs communautés.
L’initiative concerne les départements de l’Ouest, de l’Artibonite, du Nord, du Nord-Est et du Centre. Elle entend associer les actions de protection de l’environnement à la création d’opportunités d’emploi pour les jeunes, dans un contexte où les besoins en matière de développement local et de renforcement des communautés restent importants.
L’environnement associé aux enjeux de sécurité
Le projet ne se limite pas à la gestion des déchets et à la reforestation communautaire. Il prévoit également d’accompagner les efforts de stabilisation des territoires, notamment en contribuant aux conditions nécessaires au retour des familles déplacées dans un environnement sûr et digne.
Cette approche établit un lien entre l’amélioration du cadre de vie, la participation des jeunes et le renforcement de la résilience des communautés. Les modalités concrètes de mise en œuvre et les résultats attendus devront toutefois être précisés au cours des prochaines étapes.
La rencontre a également porté sur la finalisation du projet, les mécanismes de financement et le soutien attendu de la Primature. Une feuille de route doit être élaborée afin de préparer le lancement des premières interventions.
Le ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé, et Catherine Pognat, représentante résidente du Secrétaire général de l’OEA en Haïti, ont participé aux échanges.
Cette initiative fait suite à la récente visite du Secrétaire général de l’OEA en Haïti, qui avait confié à Mark Lambrides une mission de quatre jours consacrée aux priorités environnementales du pays.
Le calendrier de démarrage, le financement définitif et les modalités de recrutement des jeunes n’ont pas été précisés dans le communiqué. La concrétisation du programme dépendra notamment de la finalisation de ces dispositions et de la coordination entre les institutions haïtiennes et l’OEA.
