Le gouvernement haïtien affirme vouloir renforcer les conditions de fonctionnement des établissements scolaires à travers le pays. Dans cette perspective, une délégation du Fonds national de l’Éducation (FNE) s’est rendue, le mercredi 6 mai 2026, dans la localité de Marblanche, située dans la deuxième section communale de Bois d’Ormes, à Anse-à-Pitres, dans le département du Sud-Est, afin d’évaluer la situation préoccupante de l’École nationale de Marblanche.
Cette initiative intervient sous l’impulsion du Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, et à la demande du directeur général du FNE, Elysé Colagène, alors que plusieurs difficultés affectent le fonctionnement de cette institution scolaire depuis plusieurs années.
Fondée en 2011, l’École nationale de Marblanche fonctionne dans des conditions jugées inadaptées. L’établissement accueille aujourd’hui plus de 250 élèves répartis dans seulement six salles de classe, une situation qui complique considérablement l’apprentissage. À cela s’ajoute la précarité du personnel enseignant, dont la majorité travaille sous contrat sans bénéficier d’une rémunération régulière.
Par ailleurs, l’école est administrée par un conseil communautaire composé de sept membres, preuve de l’implication des habitants dans la survie de l’institution malgré le faible accompagnement structurel de l’État.
Face à cette réalité, la direction du Fonds national de l’Éducation affirme avoir réagi en urgence en dépêchant une équipe sur place afin de recueillir les informations nécessaires et d’envisager des solutions rapides. L’objectif affiché est de corriger les dysfonctionnements constatés et d’améliorer les conditions d’enseignement dans cette école située dans une zone reculée du pays.
À travers cette démarche, le FNE, en collaboration avec le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, réaffirme sa volonté de garantir aux enfants haïtiens un accès à une éducation de qualité dans des infrastructures répondant aux normes minimales d’apprentissage.
Cependant, au-delà des annonces officielles, plusieurs observateurs rappellent que les difficultés du système éducatif haïtien demeurent profondes, notamment dans les régions éloignées, où les écoles publiques souffrent souvent d’un manque d’infrastructures, de matériels pédagogiques et de personnel qualifié. Pour beaucoup, les visites d’évaluation devront désormais être suivies d’actions concrètes afin d’apporter des changements durables aux communautés concernées.
