La nouvelle administration du Centre ambulancier national (CAN) collabore actuellement avec l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) dans le cadre d’une enquête portant sur de présumées irrégularités financières au sein de l’institution. Selon les premières informations disponibles, environ 10 millions de gourdes auraient été versés, en l’espace d’un mois, à une trentaine de personnes. Certaines d’entre elles n’auraient toutefois aucun lien administratif ou professionnel avec le CAN, ce qui soulève de nombreuses interrogations quant à la gestion des fonds publics.
D’après des sources proches du dossier, les enquêteurs auraient relevé plusieurs incohérences entre les listes de bénéficiaires transmises au ministère de l’Économie et des Finances et celles envoyées à la banque chargée de l’émission des cartes de débit. Ces divergences auraient contribué au déclenchement des vérifications actuellement en cours. Par ailleurs, l’ancien directeur général du CAN, Me Renand Aristide, figurerait parmi les principaux bénéficiaires des paiements contestés. Selon les documents consultés dans le cadre de l’enquête, il aurait perçu près de 900 000 gourdes. Toujours selon les informations recueillies, les pièces ayant conduit à l’ouverture du dossier auraient été fournies par la nouvelle direction du Centre ambulancier national, laquelle affirme vouloir faire toute la lumière sur cette affaire.
Pour l’heure, ni l’ULCC ni les responsables mis en cause n’ont publié de déclaration officielle concernant ces allégations. L’enquête se poursuit afin de déterminer les responsabilités éventuelles et d’établir l’origine exacte des irrégularités signalées.
