Dans une note officielle publiée le jeudi 9 avril, le Conseil électoral provisoire (CEP) a annoncé le report de plusieurs étapes clés du processus électoral, initialement prévues pour le mois d’avril. Parmi les activités concernées figure notamment l’inscription des électeurs. Ce contretemps fait suite à une modification juridique majeure adoptée en Conseil des ministres.

En effet, le gouvernement a officiellement publié un arrêté modifiant l’article 3 du texte du 18 septembre 2024, lequel encadre la nomination et le mandat des membres du CEP. Cette décision impose désormais à l’institution électorale d’aligner ses actions sur les dispositions des articles 12 et 14 du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections.

Ce véritable « coup de balai juridique » contraint le CEP à engager un travail technique complexe, consistant à harmoniser le décret électoral du 1er décembre 2025 avec les nouvelles exigences du Pacte national. Selon les autorités électorales, cette mise en conformité est indispensable pour garantir la solidité juridique du processus.

Toutefois, cet ajustement n’est pas sans conséquence. Il affecte directement le calendrier électoral et complique la course contre la montre engagée en vue du rétablissement de l’ordre démocratique.

Malgré ce contretemps, le CEP a tenu à rassurer l’opinion publique. L’institution réaffirme sa volonté de mener à bien sa mission en s’appuyant sur des principes fondamentaux tels que l’indépendance, la transparence et l’inclusivité.

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