Le Conseil électoral provisoire (CEP) entend désormais rationaliser les dépenses liées à l’organisation des prochaines élections dans le pays. Cette décision fait suite à la prise de position du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé sur la question. Par cette orientation, le CEP engage un tournant décisif dans la préparation des prochaines consultations électorales.
Dans une note datée du 24 avril, l’institution annonce avoir engagé un processus de révision à la baisse du budget électoral, dans un contexte marqué par des contraintes économiques et des exigences accrues en matière de transparence.
Cette réévaluation est confiée à une commission spéciale mise en place par le CEP. Celle-ci regroupe à la fois des cadres techniques de l’institution et des représentants de partenaires internationaux, notamment le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’Office des Nations unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS) et le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH). L’objectif affiché est d’optimiser les ressources disponibles tout en garantissant la crédibilité et l’efficacité du processus électoral.
Parallèlement à cet effort de rationalisation budgétaire, le CEP indique avoir déjà transmis à l’Exécutif un projet de décret électoral. Ce document, précise-t-il, s’inscrit dans le cadre des engagements pris dans le pacte national et vise à établir les bases juridiques nécessaires à la tenue des scrutins à venir.
