L’enquête autour du drame survenu à la Citadelle Henri connaît un nouveau développement. Le lundi 13 avril 2026, les forces de l’ordre ont procédé à la mise en garde à vue du maire de Milot, Wesner Joseph, une mesure qui marque un durcissement notable des procédures judiciaires dans ce dossier sensible.

D’après des informations émanant de sources policières, l’élu local avait été auparavant convoqué par les autorités compétentes. Après plusieurs heures d’audition au Service départemental de la police judiciaire du Nord (SDPJ-Nord), il a été retenu dans le cadre de l’enquête en cours sur cette tragédie qui aurait causé la mort de 25 personnes selon les données officielles.

Les investigations se concentrent notamment sur une décision jugée controversée : l’autorisation ou la tolérance de la remise des dépouilles aux familles, en dépit des directives émises par les autorités sanitaires et judiciaires. Ce choix présumé est aujourd’hui au centre de vives critiques et soulève des interrogations sur la gestion globale de la situation.

Par ailleurs, les autorités judiciaires avaient déjà annoncé, dès le 12 avril, l’ouverture de procédures visant toutes les personnes impliquées dans cette décision. Le délégué départemental du Nord, Marc Merzius Présumé, ainsi que le commissaire du gouvernement du Cap-Haïtien, Eno Zéphyrin, avaient confirmé que les responsabilités seraient clairement établies, sans exception.

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