En marge de rencontres diplomatiques à Saint-Kitts-et-Nevis, le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, s’est entretenu le 25 février 2026 avec le secrétaire d’État américain, Marco Rubio. Cette réunion bilatérale s’inscrit dans le cadre du renforcement du dialogue stratégique entre Haïti et les États-Unis.
Selon les informations communiquées par la Primature, les échanges ont porté sur la stabilisation durable du pays, le rétablissement de la sécurité publique et l’organisation d’élections crédibles. Les deux responsables ont affiché leur volonté commune de consolider la coopération bilatérale autour d’objectifs concrets, dans un contexte national marqué par une crise sécuritaire persistante et une transition politique délicate.
Le Pacte pour refonder la stabilité nationale et garantir des élections crédibles a occupé une place centrale dans les discussions. L’initiative, présentée par les autorités haïtiennes comme un cadre de consensus entre acteurs politiques et représentants de la société civile, a été saluée par Washington. Marco Rubio a souligné l’importance d’un tel engagement collectif pour restaurer la confiance, tant sur le plan national qu’international.
La question sécuritaire a également dominé l’agenda. Le chef du gouvernement haïtien a détaillé les mesures engagées pour rétablir l’autorité de l’État et lutter contre les groupes criminels. Il a plaidé pour un renforcement du partenariat avec les États-Unis afin d’améliorer les capacités opérationnelles des forces nationales et de consolider les mécanismes de coordination régionale.
Les discussions ont en outre porté sur l’appui international au déploiement de la Force de Répression des Gangs (FRG), notamment en matière de formation spécialisée, d’équipements, de logistique et de financement. Les deux parties ont convenu d’intensifier leur collaboration afin d’assurer une mise en œuvre efficace de cette initiative, jugée essentielle au rétablissement de l’ordre public.
Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le partenariat haïtiano-américain, alors que les autorités haïtiennes affirment vouloir conduire le pays vers des élections libres et transparentes, condition sine qua non d’un retour durable à la normalité institutionnelle.
Junior PIERRE
