Un document stratégique intitulé « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections » doit être signé ce samedi entre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et plusieurs organisations politiques ainsi que des représentants de la société civile. Ce texte, présenté comme une feuille de route pour la transition, vise à encadrer l’action des autorités intérimaires et à baliser le processus électoral.

Composé de trente articles, le document définit notamment le mandat du pouvoir intérimaire et précise ses attributions dans le cadre de la transition en cours. Il prévoit également la mise en place d’un conseil consultatif, appelé à jouer un rôle d’accompagnement sans interférer dans la gouvernance quotidienne de l’Exécutif.

L’un des points les plus sensibles concerne l’article 13, qui accorde aux autorités la possibilité d’apporter des modifications jugées « légères » à la Constitution. Une disposition qui pourrait susciter des débats, tant la question constitutionnelle demeure délicate dans le contexte politique actuel.

Selon nos informations, la signature officielle du pacte pourrait ouvrir la voie à un remaniement ministériel dans les prochains jours. Des changements au sein du gouvernement seraient déjà envisagés afin d’adapter l’équipe en place aux nouvelles orientations définies par le document.

Par ailleurs, la communauté internationale, qui soutient les autorités en place, souhaiterait obtenir la liste des futurs ministres avant sa publication officielle, en vue de procéder à des vérifications d’antécédents.

Toujours d’après notre source, il n’est pas exclu que des membres de partis politiques occupent des portefeuilles ministériels régaliens au sein du prochain cabinet. Une éventualité qui pourrait redéfinir les équilibres au sein de l’Exécutif et influencer la dynamique de la transition.

La Rédaction

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